Le porte-avions Charles-de-Gaulle est le fleuron de la Marine nationale – et, en quelque sorte, de la “grandeur” et de l’indépendance de la France. Mais, ô paradoxe, il est aussi l’équipement militaire français le plus dépendant des Etats-Unis. Ce sera d’ailleurs toujours le cas pour son successeur, dont Emmanuel Macron vient de dévoiler le joli nom, France Libre.
Cette dépendance tient d’abord aux catapultes. Comme ses homologues américains et désormais chinois, le Charles-de-Gaulle et le France Libre sont des porte-avions “catobar” c’est-à-dire Catapult Assisted Take-Off Barrier Arrested Recovery. Comprendre : au décollage, les avions sont lancés par une catapulte qui leur donne la vitesse nécessaire pour s’envoler : un Rafale passe ainsi de 0 à environ 250 km/h en 2 secondes sur une distance 75 mètres ! A l’atterrissage – les marins parlent d’appontage – l’avion accroche un brin d’arrêt qui le freine brusquement. Ce système, qui date des années 1950, permet de mettre en œuvre des avions lourds – de l’ordre de 25 tonnes pour le Charles-de-Gaulle.
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