Pour le profane, ces codes qui défilent en continu sur les écrans noirs des nuits blanches d’Angers sont tout à fait sibyllins. Les opérateurs formés à les décrypter sont capables, eux, d’y lire l’histoire en train de se dérouler, à des kilomètres à la ronde. De détecter les signaux les plus inquiétants parmi des milliers d’informations anodines. La capitale du Maine-et-Loire abrite l’un des deux principaux centres français de télésurveillance – l’autre est proche de Lille – opérés par Verisure, ce groupe aux racines suédoises tout juste passé numéro un mondial des systèmes d’alarme, devant l’américain ADT, en nombre de clients.
Dans ces bunkers, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, les télésurveilleurs détectent les cas d’urgence parmi les innombrables fausses alertes. “Notre travail n’est pas d’envoyer le GIGN chaque fois qu’une alarme se déclenche, mais d’analyser les situations pour prendre la meilleure décision : assister le client sur un enjeu simple et non dangereux, envoyer un intervenant pour vérifier ce qui se passe, ou prévenir les forces de l’ordre”, résume Sébastien Leblanc, directeur de l’activité Télésurveillance en France. Une expertise qui donne aux agents un accès privilégié pour contacter les secours, par des numéros réservés.
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