La mère et la sœur de Salah Abdeslam ont été placées en garde à vue samedi 11 avril dans le cadre d’une information judiciaire ouverte par un juge antiterroriste pour remise illicite d’objet à un détenu condamné pour terrorisme, selon les informations du Monde.
Les deux femmes ont été interpellées samedi avec trois autres membres de leur famille, dont une mineure, alors qu’ils se rendaient au parloir de la prison de haute sécurité deà Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), où est incarcéré Salah Abdeslam, condamné à la perpétuité pour sa participation aux attentats du 13-Novembre, a appris lundi Le Monde. Seul membre encore en vie des commandos meurtriers, il est placé à l’isolement depuis près de dix ans.
En novembre 2025, il avait été placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête sur la détention d’une clé USB chargée, selon le Parquet national antiterroriste (PNAT), de documents ayant « trait à la propagande officielle d’organisations terroristes, Etat islamique ou Al-Qaïda ».
Dispositif de séparation
Le PNAT avait requis sa « mise en examen ultérieure ». Cette clé USB lui avait été remise lors d’une visite au parloir par son ex-compagne, Maëva B., qui a, elle, été doublement mise en examen et incarcérée. Elle est aussi soupçonnée d’être impliquée dans un projet d’attentat déjoué, sans lien avec Abdeslam.
Après ces faits, le directeur du centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil avait instauré un dispositif de séparation avec hygiaphone, estimant notamment qu’il n’était pas exclu que la clé ait été introduite par le biais de visiteurs.
Au début d’avril, le tribunal administratif de Lille avait ordonné d’assouplir à nouveau ses conditions de parloir, tout en refusant de suspendre son maintien à l’isolement.
