Après quasiment une semaine de blocages ayant pratiquement paralysé l’Irlande, le gouvernement de coalition Fine Gael-Fianna Fail (deux partis centristes) a fini par céder face aux manifestants qui protestaient contre la hausse des prix du carburant en annonçant, dimanche 12 avril, des mesures de soutien supplémentaires aux agriculteurs et aux transporteurs routiers. Les exemptions de taxes sur les carburants seront prolongées, la hausse de la taxe carbone qui devait entrer en force le 1er mai sera décalée à octobre.
Comme ailleurs dans le monde, les Irlandais ont vu les prix à la pompe bondir depuis le début de la guerre déclenchée par les Etats-Unis et Israël en Iran, le 28 février. Le prix du gazole est passé de 1,70 euro le litre à 2,17 euros en un mois, soit une hausse d’au moins 25 %. Le gouvernement a bien annoncé des premières coupes dans les taxes sur les carburants, le 24 mars (pour un coût total de 250 millions d’euros), mais la mesure n’a pas apaisé la frustration des transporteurs routiers et des agriculteurs.
A partir de mardi 7 avril, des centaines de tracteurs et de camions ont commencé à bloquer ou à ralentir le trafic sur les principaux axes routiers desservant Dublin, Cork ou Limerick. Les accès aux dépôts de carburant ont aussi été bloqués à tel point qu’en fin de semaine, 600 des 1 500 stations d’essence du pays étaient quasi vides, selon Kevin McPartlan, le patron de Fuels for Ireland, le lobby de la filière pétrolière irlandaise, cité par la chaîne de télévision Sky News.
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