« Demander la qualité de l’érection à son patient, c’est le sauver d’un infarctus potentiel » : l’andropause, la ménopause au masculin

À 59 ans, Gérard pensait simplement « prendre de l’âge ». Jusqu’au jour où il ne s’est plus reconnu : fatigue, désir en chute libre. « J’étais en surpoids, j’avais moins d’énergie, moins de moral. » Pendant des années, ce bon vivant engagé en politique a tenu le rythme, sans jamais vraiment s’écouter. « Je n’avais pas eu le temps de m’occuper de ma santé, j’étais dans un tourbillon professionnel. J’ai fait quelques analyses par-ci, par-là, mais sans savoir vraiment les interpréter. »

Après avoir consulté un médecin « anti-âge », qui le « gave de compléments alimentaires » sans grand résultat, Gérard se tourne vers un spécialiste de la santé masculine, un urologue andrologue, qui lui parle d’andropause. « C’est un peu le pendant masculin de la ménopause, à ceci près qu’il n’y a pas une chute brutale de la testostérone comme pour les œstrogènes chez la femme : c’est une lente descente, comme une petite vague », décrit le Dr Marc Galiano, auteur d’Andropause (Flammarion).

En France, selon une estimation présentée lors du congrès de l’Association française d’urologie en 2024, environ 340.000 hommes, principalement âgés de plus de 40 ans, présenteraient un déficit en testostérone accompagné de symptômes. Seuls 70.000 seraient traités. Le Dr Galiano évoque plus d’un homme sur trois concerné après 50 ans.

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