La trêve tient, mais la pression monte. Après l’échec des négociations entre Washington et Téhéran à Islamabad, le président américain Donald Trump a multiplié les menaces dimanche, annonçant un blocus naval du détroit d’Ormuz et durcissant son discours à l’égard de l’Iran… mais aussi de la Chine.
Blocus d’Ormuz et menace directe contre l’Iran
Donald Trump a ordonné un blocus naval américain du détroit d’Ormuz, axe stratégique du commerce énergétique mondial. « La marine américaine …) entamera le processus de blocus de tous les navires tentant d’entrer ou de sortir du détroit », a-t-il déclaré.
Le président américain a également réaffirmé être prêt à frapper massivement l’Iran en l’absence d’accord : « Je pourrais anéantir l’Iran en une journée …) toutes leurs infrastructures énergétiques ».
En réponse, les Gardiens de la Révolution ont affirmé avoir « entièrement sous contrôle » le trafic maritime et menacé de piéger leurs ennemis dans un « tourbillon mortel ».
L’Arabie saoudite convoque l’ambassadrice d’Irak
L’ambassadrice irakienne à Ryad a été convoquée après des attaques en provenance du sol irakien visant l’Arabie saoudite et d’autres pays du Golfe, a annoncé dimanche l’agence de presse officielle saoudienne SPA.
La convocation a été décidée par le ministère des Affaires étrangères saoudien « en réponse aux attaques continues de drones » menées depuis le territoire irakien, a indiqué l’agence SPA.
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Pression sur la Chine
Dans le même temps, Donald Trump a élargi le front des tensions en visant Chine. Il a menacé d’imposer des droits de douane de 50 % si Pékin apportait une aide militaire à l’Iran.
« S’ils se font prendre à faire ça, ils écoperont de droits de douane à 50 %, ce qui est vertigineux », a-t-il affirmé sur Fox News.
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Vance quitte les négociations sans accord avec l’Iran
Négociations rompues, mais porte entrouverte
Sur le plan diplomatique, les discussions menées à Islamabad ont échoué après plus de vingt heures d’échanges. Les délégations américaine et iranienne ont quitté le Pakistan.
Washington maintient toutefois une ouverture. Le vice-président JD Vance a évoqué une « offre finale », laissant à Téhéran le temps de se prononcer.
Appels à la désescalade
Face à l’impasse, plusieurs acteurs internationaux tentent de relancer la voie diplomatique.
Le sultanat d’Oman, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Badr al-Busaidi, appelle à des « concessions douloureuses » et à une prolongation du cessez-le-feu.
Le président russe Vladimir Poutine s’est dit prêt à jouer un rôle de médiateur, évoquant une « paix juste et durable ».
Un bilan humain lourd
Sur le terrain, le conflit continue de produire ses effets. L’Iran fait état de 3 375 morts depuis le début de la guerre le 28 février.
L’ONG HRANA avance un bilan encore plus élevé, avec au moins 3 597 victimes, dont 1 665 civils et au moins 248 enfants.
L’armée israélienne a mené dimanche de nouvelles frappes d’ampleur sur le sud du Liban, dont une qui a tué au moins cinq personnes, selon les médias d’Etat et le ministère de la Santé.

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