Les Toulonnais créent la surprise à Glasgow et se qualifient pour les demi-finales de la Champions Cup

Le Rugby club toulonnais (RCT) aime la Coupe d’Europe, et un petit détour par le palmarès de la compétition suffit à s’en rendre compte. En remportant trois fois de suite la Champions Cup entre 2013 et 2015, le club de la Rade avait accompli un exploit inédit, qui n’a toujours pas été réédité. Mais ces dernières saisons, le RCT court après son glorieux passé. Il y a certes eu un titre dans la Challenge Cup en 2023, mais cette dernière n’a pas l’éclat de sa grande sœur, dont les Toulonnais n’avaient plus atteint les demi-finales depuis leur troisième titre.

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Samedi 11 avril, Baptiste Serin et ses coéquipiers se sont chargés de ramener le club varois en haut de l’échiquier européen. Après un duel âpre et disputé, ils sont sortis vainqueurs de leur quart de finale sur la pelouse des Glasgow Warriors (22-19). Loin d’être favoris face à un club invaincu en Champions Cup cette saison, les Toulonnais n’ont jamais baissé la tête, même quand le centre Stafford McDowall est allé marquer dès la dixième minute.

« On a réussi à prendre la mesure de ce match, de l’adversaire. On y a cru à 200 % et ça récompense beaucoup d’effort », se délectait Charles Ollivon à la fin du match auprès de France Télévisions. A la pointe du combat comme à son habitude, le troisième ligne était aux premières loges pour assister au chassé-croisé que se sont livrées les deux équipes en première période. Après un doublé de l’ailier Gaël Dréan, les Toulonnais tournaient finalement en tête à la mi-temps (17-12).

Pas de quoi inquiéter outre mesure les supporteurs locaux, qui n’ont eu de cesse d’entonner leur traditionnel « We are Warriors. We are Warriors ! » dans les tribunes. Au mois de décembre, les fans écossais avaient vu leur équipe rentrer aux vestiaires menés de 21 points face au Stade toulousain, avant de renverser la situation pour l’emporter (28-21). Pas grand monde n’a ainsi été surpris quand le talonneur Gregor Hiddleston y a lui aussi été de son essai à la 46e minute pour remettre son équipe devant à la marque.

L’accalmie européenne

Loin de se démobiliser, les Toulonnais ont fait le dos rond, ont repris l’avantage sur un exploit en solitaire du centre italien Juan Ignacio Brex, et ne l’ont plus jamais lâché. « C’est énorme, on arrive de très loin, on s’est battus comme des diables. Il y a une solidarité qui s’est retrouvée », confiait Baptiste Serin au coup de sifflet final.

Avant de l’emporter face aux Sud-Africains des Stormers le week-end précédent (28-27) en huitième de finale, les Varois restaient en effet sur une inquiétante série de cinq matchs de suite sans victoire dans le championnat de France, dont une lourde défaite à domicile face au Stade français (27-46). Un mois plus tôt, suite à un autre revers, contre Clermont, leur entraîneur Pierre Mignoni avait même choisi de se mettre en retrait d’un poste qu’il occupe depuis 2022, victime « d’un corps qui [l]’avait lâché », comme il l’expliquera plus tard, évoquant une « décompensation ».

« Il faut qu’on reste froid, car il y a deux week-ends de ça on était les plus grosses pipes du championnat, prévient Baptiste Serin. La victoire du week-end dernier nous a remis la tête à l’endroit. On est outsider dans cette compétition, le chemin est encore long. » Il passera par une demi-finale contre les Anglais de Sale ou les Irlandais du Leinster, qui s’affrontent, samedi en fin d’après-midi, dans un autre quart de finale.

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