Tournoi des six nations féminin : le XV de France débute par un large succès face à l’Italie

Tout a changé ou presque, sauf l’écart entre les deux équipes. Huit mois après avoir pris le meilleur sur l’Italie, à Exeter (Royaume-Uni), pour leur premier match du Mondial féminin de rugby (24-0), les Bleues ont fait encore mieux face à leurs voisines, samedi 11 avril, pour le coup d’envoi du Tournoi des six nations féminin 2026 (40-7). Dans un stade des Alpes de Grenoble baigné par le soleil, la capitaine Manae Feleu et ses coéquipières n’ont pas fait de détails et empilé les essais – six en tout – pour l’emporter avec le point de bonus offensif.

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Un résultat presque parfait, tant en défense qu’en attaque, pour une rencontre jouée sur fond de renouveau, François Ratier ayant remplacé le duo formé par Gaëlle Mignot et David Ortiz à la tête de la sélection. Pour sa première, l’ancien entraîneur du Canada et du Stade bordelais avait choisi de placer six joueuses à zéro sélection sur la feuille de match, dont trois dans le XV de départ.

Un rajeunissement général qui s’est senti dans les premières minutes de la rencontre. Trop fébriles et imprécises, les Tricolores payaient leur manque de repères et multipliaient les maladresses. Et ce, malgré le carton jaune infligé dès les premières minutes à la deuxième ligne italienne Alessia Pilani pour une faute dans un ruck. François Ratier pouvait au moins souffler et savourer un de ses choix gagnants, en voyant l’ailière Anaïs Grando, une des novices du jour, aller inscrire en bout de ligne le premier essai de la rencontre.

« Il faut être moins fébrile, être plus relâché. On perd trop de ballons », regrettait néanmoins le sélectionneur à la mi-temps au micro de France Télévisions, alors que ses joueuses n’avaient rejoint le vestiaire qu’avec une courte avance (5-0). Perché dans les hauteurs du stade, le Charentais a probablement davantage apprécié le second acte, qui a mis en évidence le potentiel offensif de ses troupes.

Joanna Grisez évacuée sur civière

Soudainement libérées, les Françaises ont enchaîné les essais dans la foulée de l’ouvreuse Carla Arbez, qui a été la première à aller s’allonger dans l’en-but, quatre minutes après la reprise du jeu. La Bordelaise a été rapidement imitée par d’autres habituées du maillot frappé du coq, comme les pilières Yllana Brosseau et Assia Khalfaoui, mais aussi par une autre néophyte, l’arrière Pauline Barrat, qui avait la lourde tâche de remplacer l’habituelle buteuse des Bleues, Morgane Bourgeois.

« Je ne pouvais pas rêver mieux, savourait Anaïs Grando au coup de sifflet final. On est bien entouré, les anciennes nous aident beaucoup. » Et tant pis si le début de la rencontre n’a pas été simple. « Pour un premier match, c’est vraiment bien, même s’il y a plein de choses à corriger, estime Manae Feleu. Il fallait du temps pour se lancer, il y avait beaucoup de filles qui vivaient leur première sélection, il fallait prendre la température. En seconde période, ça a plus déroulé. » Au milieu d’une ribambelle d’essais, les Françaises ont néanmoins connu une mauvaise nouvelle avec la sortie sur civière de leur star Joanna Grisez, touchée au genou.

Désireuses de jouer « un match à la fois », comme l’avait martelé François Ratier dans la semaine, les Bleues vont maintenant tourner les yeux vers Cardiff, où une rencontre face au Pays de Galles les attend samedi 18 avril. Mais dans un coin de leur tête, certaines pensent déjà probablement à la « finale » annoncée face aux Anglaises – qui les ont battues en demi-finale du Mondial 2025 et lors des sept dernières éditions du Six nations – prévue à Bordeaux, le 17 mai.

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