A l’occasion du voyage du pape Léon XIV en Algérie, nous vous repartageons ce portrait du cardinal franco-algérien, Jean-Paul Vesco, publié le 1er juin 2025. Dans une interview récente à France 24, ce dernier explique avoir invité le souverain pontife le jour même de son élection à la papauté, le 8 mai 2025, pour partager sa vision du « pays de Saint-Augustin » et lui faire découvrir « l’âme des Algériens ». Dans cet article, nous retraçons le parcours de Jean-Paul Vesco, de sa naissance à Lyon à son histoire d’amour avec l’Algérie.
Le cardinal Jean-Paul Vesco, 63 ans, sort son téléphone de sous son habit blanc. Quelques jours après la mort du pape François, le 21 avril, et avant d’aller s’enfermer dans le conclave qui consacrera Léon XIV comme son successeur, il reçoit, assis sur un banc de bois sombre de la salle du chapitre du couvent des dominicains de Sainte-Sabine, à Rome. L’air amusé, touché aussi, de voir qu’un pays entier, l’Algérie, se mobilise derrière lui, il fait dérouler son fil WhatsApp pour montrer les nombreuses vidéos dont on lui a envoyé les liens. Des petits reportages sur YouTube, mais aussi des montages de toutes sortes, sur TikTok et Instagram, sur sa vie, son œuvre.
L’un d’entre eux, particulièrement savoureux, retrace sa carrière ecclésiastique à grand renfort de musiques épiques et d’images générées par intelligence artificielle. On y voit un Jean-Paul Vesco, très ressemblant à Jean-Paul II, arriver tout sourire dans les rues de ce qu’on devine être Alger. « Le prochain pape pourrait-il être algérien ? », s’interroge le narrateur, qui décrit le cardinal comme « un Algérien né en France et devenu fils de l’Algérie par choix », alors qu’il aurait pu rester dans « son confort ».
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