Faute du soutien de Donald Trump, le Royaume-Uni suspend son accord sur les îles Chagos

Le gouvernement britannique a annoncé samedi avoir suspendu son accord visant à céder la souveraineté sur les îles Chagos – qui abritent la base aérienne américano-britannique de Diego Garcia –, accord qui a été critiqué par le président américain Donald Trump. Le journal The Times a indiqué que le projet de loi devant étayer l’accord de cession des îles à Maurice, qui nécessite le soutien de Washington, ne figurerait pas à l’ordre du jour de la prochaine session parlementaire du gouvernement.

Le bureau du Premier ministre Keir Starmer a déclaré que Londres tenterait de persuader Washington de donner son accord officiel. Donald Trump avait déclaré en février que cet accord était une “grave erreur”, alors qu’il avait auparavant affirmé que c’était le meilleur que Keir Starmer puisse obtenir.

Diego Garcia, enjeu stratégique majeur

En vertu de cet accord, le Royaume-Uni conserverait le contrôle de la base militaire stratégiquement importante de Diego Garcia dans le cadre d’un bail de 99 ans qui préserve les opérations américaines sur place.

Un porte-parole du gouvernement britannique a déclaré que la garantie de la sécurité opérationnelle à long terme de Diego Garcia resterait une priorité. “Nous continuons de penser que cet accord est le meilleur moyen de protéger l’avenir à long terme de la base, mais nous avons toujours affirmé que nous ne donnerions suite à cet accord que s’il bénéficiait du soutien des États-Unis. Nous poursuivons nos discussions avec les États-Unis et Maurice”, a déclaré le porte-parole.

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L’alliance entre Washington et Londres a été mise à rude épreuve ces dernières semaines en raison de la réticence de Keir Starmer à s’impliquer dans la guerre américano-israélienne contre l’Iran et de son refus, au début du conflit, d’autoriser Donald Trump à utiliser les bases aériennes britanniques pour lancer des attaques. Les forces américaines ont depuis été autorisées à mener ce que le Premier ministre qualifie de frappes défensives.

Donald Trump a également critiqué à plusieurs reprises le dirigeant britannique, affirmant qu’il n’était “pas Winston Churchill” et qu’il avait ruiné ce que l’on appelle souvent la “relation spéciale” entre la Grande-Bretagne et les États-Unis.

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