RÉCIT – En moins de 100 jours, devant une communauté internationale stupéfaite, Washington a décapité deux de ses principaux régimes ennemis. Une pratique aux conséquences vertigineuses si elle tendait à se banaliser.
Le 28 février 2026 pourrait entrer dans l’histoire comme un jour de bascule. Celui où s’est produit un fait rare, et dont la portée dépasse le seul déclenchement d’une guerre au Moyen-Orient à l’issue encore incertaine : l’assassinat d’un dirigeant étranger en fonction par une armée adverse. En tuant le guide suprême iranien Ali Khamenei, alertait le média américain Vox quelques heures après les frappes, Israël et les États-Unis se sont livrés à une «tactique d’escalade spectaculaire» qui, «si elle venait à se banaliser», pourrait avoir des «conséquences potentiellement graves pour l’ensemble des pays du monde».
Tout aussi spectaculaire était l’enlèvement par les États-Unis du président du Venezuela, Nicolas Maduro, lors d’une opération chirurgicale le 3 janvier 2026. Le chaviste de 63 ans n’est pas mort, mais il est en prison, inculpé pour «narco-terrorisme» , et il est difficile d’imaginer qu’il jouera un rôle à l’avenir dans la politique vénézuélienne. En moins de 100 jours, devant…

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