DÉCRYPTAGE – Téhéran souhaite poursuivre le système de taxation des navires qu’il a mis en place ces derniers jours dans le bras de mer. Si l’hypothèse d’un maintien au-delà du cessez-le-feu est peu probable à ce stade, les montants en jeu sont colossaux.
Chez Donald Trump, il y a le chef d’État, et il y a l’homme d’affaires. Le premier a mis en garde l’Iran jeudi contre toute tentative d’instaurer un péage dans le détroit d’Ormuz. «Ils ont intérêt à ne pas le faire», a-t-il prévenu sur sa plateforme Truth Social. Le second jugeait pourtant l’idée «magnifique» mercredi auprès du média américain ABC, se proposant même de créer une joint-venture (une coentreprise) avec Téhéran pour collecter les taxes. Il y a fort à parier que le président américain a sorti sa calculette pour se rendre compte de la manne financière colossale en jeu. «Nous n’avons pas encore pris position de manière définitive», a été contrainte de tempérer Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison-Blanche.
Selon les informations du Financial Times et du Wall Street Journal, Téhéran entend facturer 1 dollar par baril de pétrole, payable en cryptomonnaie ou en yuan chinois. Combien cela rapporterait, en cas de réouverture totale du détroit et de retour du trafic à l’état…

Leave a Reply