Abbas Araghchi, incontournable émissaire iranien au pouvoir limité

PORTRAIT – À la tête de la délégation iranienne, le chef de la diplomatie s’est imposé comme un acteur clé, mais au pouvoir limité, du nouvel establishment iranien.

Il est l’un des visages clés du nouveau pouvoir iranien. Depuis la liquidation, le 28 février dernier, du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, et de sa garde rapprochée, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, s’est imposé comme le canal de transmission du régime : à l’aise en anglais, d’un tempérament plutôt posé, mais fidèle soldat d’une République islamique qui montre les crocs face aux injonctions de Donald Trump. C’est sous son égide que la délégation iranienne, également composée du chef du Parlement iranien, devrait mener d’âpres discussions à Islamabad avec ses interlocuteurs américains, selon des informations du Wall Street Journal non confirmées par Téhéran. À 64 ans, le ministre iranien des affaires étrangères est un pur produit du système. Issu de la bourgeoisie marchande pieuse, il a progressivement gravi les échelons de l’État en saisissant les opportunités offertes par la révolution de 1979 et la prise du pouvoir par les ayatollahs.

Comme la majorité des…

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