C’est un petit coup de semonce dans l’univers de l’industrie de défense ! Dans un très bref communiqué en date de ce vendredi 10 avril, l’industriel bordelais Europlasma annonce être entré en « négociations exclusives avec un investisseur français », dont le nom est encore confidentiel. Point particulier de cette transaction estimée à 150 millions d’euros, celle-ci concerne uniquement « la cession de ses activités liées à la défense ».
Europlasma est sous le feu des projecteurs particulièrement depuis le début de la guerre en Ukraine car le groupe est propriétaire des Forges de Tarbes, seul acteur industriel français à l’époque capable de fabriquer totalement des corps creux d’obus. Un site industriel que La Tribune a eu l’occasion de visiter.
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Ces derniers mois et ces dernières années, Europlasma était suivie de très près par la DGA en raison d’investissements qui tardaient à se faire dans cette usine pyrénéenne pour assurer une certaine montée en cadence de la production. Au point que la direction s’est attiré la colère à plusieurs reprises des syndicats en raison des investissements qui ont tardé à venir malgré les annonces d’Europlasma et ceux qui ont été réalisés étaient moins ambitieux que prévus. Rien qu’en 2025, la production des corps creux d’obus n’a pas dépassé les 70 000 corps creux, bien loin des besoins et des niveaux de production annoncés. De plus, la production ces dernières semaines a été perturbée par des difficultés d’approvisionnement.
Des promesses d’investissements non tenues
Selon nos informations, des enquêtes externes et indépendantes ont été mandatées dans un passé récent pour connaître la réelle situation industrielle et financière d’Europlasma, notamment face aux difficultés de faire monter en cadence sa production de corps creux d’obus.

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