Une rencontre officielle avec le premier pape américain de l’histoire, alors que le monde se trouve au bord du précipice, suspendu aux déclarations d’un président des Etats-Unis. Jeudi 9 avril, Emmanuel Macron est à Rome pour faire officiellement la connaissance de Léon XIV, le souverain pontife devant le recevoir le lendemain, quelques jours après le cessez-le-feu qui a partiellement suspendu l’escalade militaire dans laquelle Israël et les Etats-Unis ont plongé le Moyen-Orient.
Si les deux chefs d’Etat ne sont pas d’accord sur tout, on affirme à Rome que « leurs points de vue convergent » sur de nombreuses crises, notamment sur le Liban, un pays dont le sort importe singulièrement à Paris et où le pape s’est rendu en décembre 2025, ainsi que sur Jérusalem, où certains lieux de culte sont des emprises françaises historiques. A Paris comme à Rome, on s’est d’ailleurs fortement ému de l’action du gouvernement israélien dont les forces de police ont refusé l’accès du patriarche latin de Jérusalem, Pierbattista Pizzaballa, au Saint-Sépulcre, le 29 mars. Il devait y célébrer le dimanche des Rameaux.
Il vous reste 76.85% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
