“En envoyant J.D. Vance négocier, Donald Trump envoie un signal à l’Iran” : l’analyse de David Khalfa

Donald Trump a finalement suspendu sa “puissance destructrice”. Dans une volte-face spectaculaire, le président américain a annoncé le 8 avril un cessez-le-feu de deux semaines avec Téhéran à condition, a-t-il précisé, que le détroit d’Ormuz soit rouvert immédiatement et en toute sécurité. Alors que des pourparlers doivent s’ouvrir ce samedi au Pakistan, les Etats-Unis – dont la délégation sera menée par le vice-président J.D. Vance – affirment vouloir travailler main dans la main avec l’Iran pour discuter d’un allègement des droits de douane et des sanctions qui frappent Téhéran. En attendant les conclusions de cette négociation qui s’annonce très compliquée du fait de positions extrêmement éloignées, plusieurs attaques ont encore été enregistrées dans plusieurs pays du Golfe au premier jour de ce cessez-le-feu.

Après quarante jours de conflit, l’heure est au bilan. Si l’avantage militaire de la coalition américano-israélienne ne souffre d’aucune contestation, l’issue politique semble nettement moins à leur avantage avec un renforcement des Gardiens de la révolution. Selon David Khalfa, codirecteur de l’Observatoire du Moyen-Orient à la Fondation Jean-Jaurès, les inquiétudes sur le détroit d’Ormuz (“le talon d’Achille de la coalition israélo-américaine”) et l’enrichissement d’uranium restent entières. Pour le régime, “l’enjeu central” reste “la levée des sanctions”, précise le cofondateur de l’Atlanic Middle East Forum. Entretien.

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