La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a demandé jeudi une suspension « généralisée » des règles européennes sur le déficit si la guerre au Moyen-Orient se prolongeait.
« Si la crise au Moyen-Orient venait à se relancer, nous devrions nous poser sérieusement la question d’une réponse européenne qui, par son approche et ses instruments, ne soit pas différente de celle mise en place pour répondre à la pandémie », a lancé Giorgia Meloni lors d’un discours de politique générale devant le parlement italien.
« Dans ce cas, nous estimons qu’il ne devrait pas être tabou d’envisager une possible suspension temporaire du pacte de stabilité et de croissance, non pas une dérogation pour chaque État membre pris individuellement, mais une mesure généralisée », a poursuivi la cheffe du gouvernement italien.
Des règles qui peuvent être suspendues par l’Union européenne
L’Union européenne peut suspendre ces règles dans des circonstances exceptionnelles et en période de crise, comme elle l’a fait pendant la pandémie de coronavirus.
Le gouvernement Meloni a déjà temporairement réduit les taxes sur les carburants face à la hausse des prix de l’énergie consécutive à la guerre entre les États-Unis et Israël, et l’Iran.
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En Italie, l’heure du test pour Giorgia Meloni
Giorgia Meloni s’est dite mercredi prête à aller plus loin. Elle a estimé que face aux risques de choc énergétique grave et de paralysie de l’économie, le président du conseil a le devoir de tout faire pour maintenir les prix à un niveau bas.
Meloni tente tout pour sécuriser son gaz
Giorgia Meloni s’est récemment rendue en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et au Qatar pour tenter de sécuriser les approvisionnements énergétiques de l’Italie, très dépendante, notamment pour le gaz, d’une région qui, a-t-elle indiqué, fournit environ 15 % des besoins du pays. Elle a également annoncé jeudi qu’elle se rendrait prochainement en Azerbaïdjan.
Cette crise énergétique arrive alors que l’Italie a échoué de peu en 2025 à passer sous la barre européenne des 3 % de déficit. Près de 15 ans après la crise de la dette italienne, le gouvernement a redressé les comptes mais est resté à 3,1 % de déficit du produit intérieur brut (PIB).

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