Cessez-le-feu en Iran : pourquoi la “victoire” de Donald Trump ressemble à une défaite

Donald Trump a raison de s’en réjouir. Après 40 jours de guerre, les Américains ont conclu le 8 avril un cessez–le-feu de deux semaines avec la République islamique d’Iran. Cet accord, décroché aux prix de menaces incessantes d’apocalypse (“toute une civilisation mourra cette nuit, pour ne jamais renaître”), va éviter une escalade militaire majeure (pour peu que les armes se taisent réellement), des dégâts régionaux d’une ampleur inégalée (notamment dans le Golfe) et des crises économiques et énergétiques en cascade – même si le prix de l’essence ne va pas baisser de suite.

Une fenêtre diplomatique a donc été ouverte, mais elle est étroite. Etant donné le nombre d’acteurs du monde arabe impliqués dans la résolution du conflit – dont le Pakistan qui va accueillir les futures négociations à partir de vendredi -, il faudra surveiller que des progrès concrets – et des concessions – soient réalisés au cours des jours à venir par les belligérants. On voit toutefois mal comment Washington pourrait accepter toutes les revendications de Téhéran, telles que le droit à enrichir l’uranium, le retrait de toutes les forces américaines de la région, la levée des sanctions économiques ou le versement de réparations, sans rien n’exiger en retour. La marche est donc encore très haute. Mais comme à son habitude, Donald Trump n’a pas attendu pour revendiquer déjà sa victoire “complète et totale” sur l’Iran alors qu’apparaît chaque jour un peu plus le gouffre entre ses démonstrations d’autosatisfaction permanente et la réalité du terrain.

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