En janvier, BYD a ravi à Tesla la place de premier constructeur mondial de véhicules électriques. Un véritable pied de nez à Elon Musk qui, 15 ans plus tôt, se moquait ouvertement du potentiel de son concurrent direct. Depuis le milliardaire n’a pas eu d’autre choix que de réviser son jugement. Une victoire éphémère ? Fin mars, le géant chinois a publié des résultats décevants : en 2025, son résultat net a plongé de près de 20 %. La faute à un marché de plus en plus saturé en Chine et à une guerre des prix à laquelle s’est livrée la myriade de fabricants de voitures électriques qui opèrent dans le pays, BYD inclus.
L’entreprise de Shenzhen espère inverser la tendance en poursuivant son développement à l’étranger et notamment en Europe. Dans les bureaux français du groupe, à La Défense, L’Express a rencontré Stella Li, vice-présidente exécutive de BYD. Devant une réplique miniature de la Denza Z9 GT, le premier véhicule premium que la marque s’apprête à lancer sur le Vieux Continent, la dirigeante a déroulé sa stratégie : montée en gamme, investissements massifs dans les technologies et déploiement accéléré de capacités industrielles locales. Avec un objectif : s’imposer comme un acteur majeur dans le paysage européen. Selon elle, l’année 2026 devrait marquer un tournant majeur pour l’entreprise.
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