Travailler à son rythme, dans un domaine qui a du sens. Prendre des vacances à son gré et ne plus jamais dépendre d’un employeur. Les raisons qui poussent à se mettre à son compte sont nombreuses pour ceux qui choisissent ce statut plutôt que le salariat. Des professionnels qui s’arrachent quand ils deviennent indépendants. “On a besoin d’ingénieurs hautement qualifiés mais aussi d’opérateurs techniques comme des soudeurs, des chaudronniers, ces cols-bleus dévalorisés ces trente dernières années”, indique Bertrand Lègue, directeur du pôle d’excellence “aéronautique, spatial et défense” au sein du département “activités temporaires” de Morgan Philips Group (transition, intérim, freelance).
“L’enjeu n’est plus seulement de recruter : c’est de mobiliser rapidement les compétences critiques, les bonnes ressources, au bon niveau, pour la bonne durée. La bataille se gagne sur la vitesse d’exécution et la précision du sourcing”, indique cet ingénieur ESTACA (École Supérieure des Techniques Aéronautiques et de Construction Automobile). Autrement dit : miser sur des experts immédiatement opérationnels. Des indépendants. Et les opportunités sont nombreuses.
30 % à 40 % de salaire en plus
En France, la filière aéronautique et spatiale projetait 25 000 embauches en 2025 selon le GIFAS (groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales) tandis que le ministère des Armées déplorait 10 000 emplois vacants au sein de la base industrielle et technologique de défense. L’industrie mise sur des profils très qualifiés et certaines compétences s’arrachent. “Former les collaborateurs en interne sur certains métiers est très compliqué”, explique Anthony Berges, directeur général d’Inop’s (qui permet aux grands comptes d’accéder aux TPE et freelances experts de l’IT).
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