Au bord du précipice, Donald Trump affiche sa nonchalance coutumière. Reconnaissant un « moment critique », lundi 6 avril, le président américain a confirmé l’ultimatum fixé au régime iranien. Celui-ci doit accepter un accord – dont les termes ne sont guère précisés – avant mardi, 20 heures à Washington. Sinon ? « Nous avons un plan, grâce à la puissance de notre armée, dans lequel chaque pont en Iran serait détruit d’ici à [mardi] minuit, et toutes les centrales électriques du pays seraient hors service, en feu, en train d’exploser et définitivement inutilisables. Je veux dire une destruction totale d’ici à minuit, et cela pourrait se produire en l’espace de quatre heures si nous le voulions. »
Habitué des ultimatums repoussés ou oubliés, que ce soit vis-à-vis de la Russie ou de l’Iran, le président des Etats-Unis semblait cette fois décidé à commettre l’irréparable, au cours de cette conférence de presse très attendue, organisée à la Maison Blanche. Donald Trump a confirmé la possibilité d’une escalade majeure, consistant à viser les infrastructures civiles du pays. « Le pays entier peut être anéanti en une seule nuit », a clamé le président américain. La référence à une violation du droit international l’a laissé indifférent. Quant au préjudice colossal qui serait infligé à la population, le magnat avait une réponse. « Ils seraient prêts à subir cette souffrance afin d’avoir la liberté (…) Nous avons de nombreuses interceptions [de communications]. “Continuez à bombarder s’il vous plaît.” Des bombes qui tombent près de leurs maisons. “Continuez à bombarder s’il vous plaît, faites-le.” »
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