Les îles Chagos, cet archipel de la discorde qui fait chanceler Keir Starmer

La mer est d’huile autour de l’atoll de Peros Banhos, au cœur de l’océan Indien. Sur la plage, six hommes montent des abris de fortune, bâches en plastique tendues entre des troncs de cocotiers. Au large, un patrouilleur britannique observe, sans bouger. Parmi ces aventuriers, Michel Mandarin, 72 ans. Il n’était pas revenu ici depuis son adolescence, lorsqu’il avait été expulsé de force vers l’île Maurice, à 1 900 km de là : à l’époque, vers la fin des années 1960, Londres vide l’archipel des îles Chagos pour permettre l’installation d’une base militaire américaine sur l’île de Diego Garcia.

A ses côtés, sur la plage, Adam Holloway, ancien député conservateur et désormais soutien de Nigel Farage, filme la scène. Son objectif est simple : montrer à l’opinion britannique que des citoyens chagossiens tentent de revenir sur leurs terres au moment même où le gouvernement de Keir Starmer s’apprête à en transférer la souveraineté à un autre Etat, l’île Maurice.

Trump, le déclencheur d’une nouvelle crise interne

A 8 000 kilomètres de là, ce confetti d’empire provoque une crise politique que l’on n’attendait pas. Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a qualifié l’accord signé entre le Royaume-Uni et Maurice de “grave erreur”, signe d’une “grande stupidité”. En quelques phrases, le président américain a transformé un dossier technique en test politique majeur. Pour Starmer, reculer serait un aveu de faiblesse ; persister risque de braquer Washington.

.

Source link

Comments

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *