Le pape Léon XIV a appelé dimanche 5 avril « ceux qui ont le pouvoir de déclencher des guerres » à « choisir la paix » et dénoncé « l’indifférence » face aux milliers de morts, lors de sa traditionnelle bénédiction du jour de Pâques, qu’il célèbre pour la première fois dans ce rôle.
« Nous nous habituons à la violence, nous nous y résignons et nous devenons indifférents. Indifférents à la mort de milliers de personnes. Indifférents aux répercussions de haines et de divisions que les conflits sèment » et à leurs « conséquences économiques et sociales », a-t-il lancé devant les milliers de fidèles réunis au Vatican.
Rompant avec la tradition observée depuis des années par ses prédécesseurs, Léon XIV n’a cité aucun pays ni région en crise dans le monde, lors de la bénédiction urbi et orbi (« à la ville et au monde ») devant des milliers de fidèles, un discours particulièrement attendu cette année. Il a également annoncé la tenue d’une veillée de prière pour la paix le 11 avril place Saint-Pierre, à Rome.
La vieille ville de Jérusalem désertée et barricadée
Pâques, la fête la plus importante du calendrier chrétien, est assombrie cette année par la guerre au Moyen-Orient, qui entraîne de lourdes restrictions pour les fidèles de la région.
Ces derniers jours, le pape, natif de Chicago, a multiplié les appels diplomatiques, allant jusqu’à interpeller Donald Trump, qu’il a invité à « chercher une porte de sortie » au conflit.
De la vieille ville de Jérusalem, désertée et barricadée, au sud du Liban où les villages chrétiens sont en première ligne des bombardements israéliens, la guerre confère aux à Pâques une tonalité grave qui contraste avec la joie habituelle des festivités.
A Jérusalem, les célébrations liturgiques dans la basilique du Saint-Sépulcre, édifiée sur le lieu de la Résurrection de Jésus selon la tradition, se tiennent à huis clos en raison de restrictions sur les rassemblements imposées depuis le déclenchement de la guerre avec l’Iran le 28 février.
