Les matchs précédant un face-à-face en Ligue des champions sont toujours scrutés avec attention. Une sorte de duel à distance avant l’échéance fatidique. L’occasion parfaite d’y déceler les forces ou les faiblesses de son futur adversaire. Le Paris Saint-Germain (PSG) et Liverpool ont rendez-vous mercredi 8 avril, au Parc des Princes, pour leur quart de finale aller dans la compétition européenne de football.
Et si le premier, porté par son Ballon d’or Ousmane Dembélé, a impressionné, vendredi face à Toulouse en ouverture de la 28e journée du championnat de France (victoire 3-1), la donne fut sensiblement plus compliquée pour les Reds, largement battus le lendemain par Manchester City (4-0).
Les hommes d’Arne Slot s’attendaient à un après-midi compliqué, samedi 4 avril, en quarts de finale de la FA Cup. Les Citizens de Pep Guardiola leur avaient déjà infligé deux défaites en championnat cette saison et ils avaient, en plus, l’avantage du terrain à l’Etihad Stadium.
Les premières minutes de la rencontre semblaient pourtant équilibrées. Le club de la Mersey pouvait même estimer avoir la chance de son côté, quand l’arbitre Michael Oliver n’a rien sifflé au moment où le numéro 10 mancunien Rayan Cherki s’est retrouvé à terre après un contact avec Dominik Szoboszlai (18e) dans la surface. Les grands gestes de Pep Guardiola, installé en tribunes ce samedi, n’y auront rien changé.
Penalty raté de Mohamed Salah
Mais la faute de Virgil van Dijk, le capitaine des Reds, sur Nico O’Reilly un peu plus tard, elle, n’est pas passée inaperçue. Cette fois, l’officiel désignait le but de Giorgi Mamardashvili – le gardien Brésilien Alisson Becker, victime d’une gêne musculaire, étant forfait pour le match et a minima la manche aller face au PSG. Ne restait plus à Erling Haaland qu’à s’avancer et convertir d’une frappe croisée au sol. Les Citizens prenaient alors l’avantage (1-0, 39e). Déjà buteur lors des deux précédentes rencontres contre Liverpool cette saison, l’international norvégien doublait la marque d’une tête avant la pause (2-0, 45e + 2).
Les deux équipes tout juste revenues des vestiaires, Antoine Semenyo creusait l’écart d’un lob (3-0, 49e). Puis Erling Haaland y allait de son triplé (4-0, 57e) – le deuxième de sa carrière en Cup. Liverpool sombrait. Symbole de la déroute : ce penalty non transformé de Mohamed Salah à la 64e, le tir de l’Egyptien ayant été facilement repoussé par James Trafford.
Les Reds ont manqué une occasion d’engranger un peu de confiance avant leur déplacement au Parc des Princes, face à l’équipe qui avait mis un terme à leur épopée européenne, la saison dernière, en huitièmes de finale de Ligue des champions.
