Ecologistes et communistes accueillent froidement la proposition d’alliance de LFI, en vue de la présidentielle 2027

Ecologistes et communistes n’ont pas saisi la main tendue par La France insoumise (LFI). La proposition faite par le coordinateur « insoumis », Manuel Bompard, de s’allier pour la présidentielle de 2027 n’a pas trouvé preneur. Un échec qui peut s’interpréter comme le symptôme de l’état de dégradation des relations entre les formations politiques de gauche. Le premier lieutenant de Jean-Luc Mélenchon a, dans un entretien au Parisien, mis sur la table une « nouvelle alliance populaire » pour 2027.

« Faisons de notre candidature à l’élection présidentielle une candidature commune », a-t-il déclaré, en souhaitant un accord sur « le programme », les « candidatures aux élections sénatoriales et législatives », et la mise en place d’un « conseil politique ». En échange, Les Ecologistes et et le Parti communiste français (PCF) se rangeraient derrière le candidat LFI, qui conduirait la campagne présidentielle. Si Jean-Luc Mélenchon n’est pas officiellement déclaré, il a, selon Manuel Bompard, « indéniablement » le profil pour emmener cette alliance.

Le 7 février, le leader « insoumis » avait lui-même fait cette offre lors d’un meeting à Argenteuil. Cette fois, la proposition intervient au moment où les socialistes paraissent plus frileux que jamais sur la primaire de la gauche, soutenue par Marine Tondelier, Clémentine Autain et François Ruffin. Pour autant, pas question pour Les Ecologistes de changer leurs plans, surtout après des municipales qui ont montré, selon l’eurodéputé David Cormand, que « des listes d’union entre socialistes et Ecologistes » étaient arrivées « quasiment tout le temps » devant « les listes LFI ».

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