Après deux journées d’auditions par la police, l’eurodéputée de La France insoumise (LFI) Rima Hassan et son avocat, Me Vincent Brengarth, ont dénoncé vendredi 3 avril au soir « un véritable harcèlement judiciaire et politique en raison et exclusivement en raison de [s]es opinions politiques ». Lors d’une conférence de presse, ils sont revenus, sur un mode offensif, sur les quarante-huit heures durant lesquels l’élue « insoumise » a été au centre de l’actualité.
Jeudi, Rima Hassan était entendue sous le régime de la garde à vue dans le cadre d’une enquête sur un message sur X reprenant des propos de Kozo Okamoto, un terroriste japonais ayant participé à l’attentat qui avait coûté la vie à 26 personnes, le 30 mai 1972, à l’aéroport de Tel-Aviv. L’élue « insoumise » a été renvoyée devant le tribunal le 7 juillet pour apologie de terrorisme en raison de cette publication.
Me Brengarth a contesté avec véhémence cette garde à vue, permise par le fait qu’elle intervenait dans le cadre d’une enquête en flagrance, seule exception à l’immunité des députés européens. Pour lui, « rien ne justifiait la flagrance » décidée par le parquet de Paris, d’autant que « Rima Hassan s’est toujours présentée à ses convocations par la police », en mai 2024, puis à deux reprises en 2025. Concernant son procès prévu le 7 juillet, dont il va demander la nullité, l’avocat a prévenu : « Si ce procès doit avoir lieu le 7 juillet, ce sera le procès du siècle en matière d’apologie du terrorisme, en raison de l’absence de neutralité sur ces questions des autorités françaises. » « Si Rima Hassan n’était pas Rima Hassan, cette publication n’aurait pas fait l’objet de poursuites », a-t-il ajouté.
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