Pour le gouvernement du Mexique, la mort de José Ramos, survenue dans la nuit du 25 mars dans sa cellule du centre de détention de la police américaine de l’immigration (ICE) d’Adelanto, en Californie, est celle de trop. Originaire de la ville de Silao, dans l’Etat du Guanajuato, José Ramos résidait depuis vingt-huit ans à Los Angeles, où il travaillait dans une blanchisserie industrielle et était père de deux enfants, citoyens des Etats-Unis.
Cet homme, « très travailleur et très responsable », selon son épouse, Antonia Tova, est devenu le quatorzième ressortissant mexicain décédé dans un centre de détention migratoire depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, en janvier 2025. Neuf jours plus tôt, le Mexique apprenait avec effarement la mort de Royer Perez, 18 ans, originaire de l’Etat du Chiapas, dans le centre de détention de l’ICE à Glades, en Floride.
Cinq jours après le décès de José Ramos, l’ICE s’est fendu d’un communiqué insistant sur le fait que l’homme de 52 ans, arrêté puis transféré dans le centre d’Adelanto en février, était un « étranger illégal » qui avait été « condamné pour possession d’une substance interdite et vol » en août 2025. Selon les autorités migratoires, il souffrait de diabète, hyperlipidémie et hypertension, et « recevait une attention médicale constante durant son incarcération ». L’explication n’a pas convaincu de l’autre côté de la frontière : le 30 mars, Vanessa Calva, la directrice de la protection consulaire du Mexique aux Etats-Unis, a reproché à l’ICE de n’avoir toujours pas informé le gouvernement du Mexique sur les causes de la mort de José Ramos, assurant que son cas « n’est pas un fait isolé mais le reflet d’une tendance alarmante et inacceptable ».
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