À la frontière libanaise, l’armée syrienne combat la contrebande du Hezbollah : le récit de l’envoyée spéciale du Figaro

REPORTAGE – Damas, restée à l’écart du conflit régional, cherche à contenir les flux d’armes de la milice chiite et à prévenir toute incursion sur son territoire. Dans les villages frontaliers, les habitants vivent avec le souvenir de son emprise.

Au pied des reliefs abrupts du Qalamoun, des camions à plateau progressent par à-coups, freinés par la caillasse et la neige. À l’arrière, des guérites militaires tanguent, sanglées sur des remorques lourdes de boue. Mission du jour : les acheminer à flanc de colline, là où, dit-on, se dessine la lisière du Liban. Au volant, un soldat en treillis s’acharne. Son moteur hurle, puis s’étouffe. « Il va encore falloir monter à pied », souffle-t-il en jaugeant ses pneus. Puis, d’un geste vers les crêtes : « Il faut surveiller. »

À l’ouest, de l’autre côté de la ligne de cimes, qui marque la frontière libanaise, des missiles percent régulièrement, suivis de détonations sourdes. Ils s’écrasent sur la plaine de la Bekaa et, plus loin encore, dans le Sud-Liban, méthodiquement frappé depuis un mois par l’armée israélienne dans sa campagne contre le Hezbollah.

Deux membres de la sécurité générale syrienne de la région de Yabroud, à la frontière Syro-Libanaise. Ils s’occupent de rassembler du renseignement pour lutter contre le trafic d’armes à destination du Hezbollah.
Arthur Larie pour Le Figaro

Alors que la guerre s’installe dans la durée, Damas s’efforce de se maintenir à l’écart de toute confrontation. Le pouvoir syrien…

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