Souveraineté numérique : Bull passe à l’offensive avec 500 embauches

Relancé par l’État après sa scission d’Atos, Bull accélère dans les supercalculateurs et l’IA avec un plan de 500 recrutements majoritairement en Europe.

Bull, aujourd’hui spécialisé dans les supercalculateurs et le calcul quantique, a annoncé vendredi son intention d’embaucher 500 personnes en 2026, principalement en Europe, à la suite de son rachat par l’État et de sa séparation du groupe Atos.

Ces nouvelles embauches visent à « accélérer les programmes d’innovation et les priorités stratégiques de Bull » dans les domaines du calcul de haute performance et de l’intelligence artificielle (IA), a précisé l’entreprise, qui compte actuellement 3 000 salariés, dont environ la moitié en France. Les profils recherchés seront majoritairement des ingénieurs, mais aussi des collaborateurs pour les fonctions support et commerciales.

« On a des gros projets qui ont été signés, et on a besoin de forces vives pour permettre leur mise en œuvre », a souligné Emmanuel Le Roux, directeur général de Bull. Le coût global de ces recrutements est estimé à environ 50 millions d’euros.

Un milliard de milliards de calculs par seconde

Anciennement intégrée au groupe Atos, Bull a acquis une position stratégique dans le calcul intensif et quantique, avec notamment la fabrication du premier supercalculateur « exascale » européen, Jupiter, capable d’effectuer un milliard de milliards de calculs par seconde. Inauguré en septembre dernier en Allemagne, Jupiter illustre la capacité de l’entreprise à rester à la pointe de la technologie.

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Anne Le Henanff, ministre du numérique, a également encensé cette évolution : « je veux saluer le renouveau de Bull, un nom qui résonne profondément dans notre histoire et revient au premier plan ». Selon elle, « c’est aussi le renouveau d’une ambition industrielle et technologique ».

Calcul intensif du CEA

L’entreprise, dont l’unique actionnaire est désormais l’État via l’Agence des participations de l’État (APE), a réalisé un chiffre d’affaires de 720 millions d’euros en 2025 et reste valorisée jusqu’à 404 millions d’euros. Elle prévoit de poursuivre sa croissance dans les années à venir, tout en détaillant prochainement ses objectifs chiffrés.

En parallèle, Bull agrandit son site de production à Angers, où est assemblé Alice Recoque, le plus puissant supercalculateur français, réalisé avec un consortium incluant le groupe américain AMD. L’appareil sera installé sur le site dédié au calcul intensif du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) et livré en deux étapes, fin 2026 et 2027.

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