Face à la menace d’effondrement de trois immeubles à proximité du très touristique port d’Honfleur, la municipalité a annoncé, mercredi 1er avril, la fermeture à la circulation du quai Sainte-Catherine, ainsi que trois rues voisines autour du Vieux bassin. Ce périmètre de sécurité reste valable « jusqu’à nouvel ordre », a-t-elle fait savoir dans un communiqué.
« Les habitants qui résidaient dans les immeubles concernés ont été relogés », précisent les services de la ville. Par ailleurs, 19 commerces ont dû être évacués, à quelques jours du week-end de Pâques, l’un des plus importants de la saison touristique.
Selon un communiqué de la mairie, c’est l’architecte de la ville qui a donné l’alerte après une visite des bâtiments situés aux numéros 36, 38 et 40 du quai Sainte-Catherine, le cœur touristique d’Honfleur. La mairie dit avoir aussitôt saisi le tribunal administratif pour mandater un expert judiciaire, qui a validé les mesures instaurées le 1er avril par la commune normande.
Conséquences économiques « désastreuses »
« Un risque d’effondrement imminent » menace les structures et les planchers, qui sont porteurs sur ce type de maisons anciennes aux façades étroites, a expliqué le nouveau maire (divers centre), Nicolas Pubreuil, lors d’un point de presse. La règle pour calculer le périmètre de sécurité est de multiplier par 2,5 la hauteur du point le plus haut susceptible de s’effondrer, dans toutes les directions, a-t-il détaillé.
Par conséquent, les 19 commerces compris dans cette zone délimitée par des barrières devront rester fermés jusqu’à nouvel ordre et une partie des bateaux de plaisance et vieux gréements habituellement amarrés dans le Vieux Bassin seront déplacés.
« Nous sommes conscients des conséquences économiques désastreuses liées à la mise en sécurité des biens et des personnes. Nous ferons tout pour obtenir des solutions concrètes et rapides en sollicitant l’ensemble des acteurs institutionnels », écrit la mairie.
La durée des travaux nécessaires à la sécurisation des immeubles reste indéterminée. Mais la ville a annoncé qu’elle « avancera et prendra à sa charge les coûts liés à ces opérations afin de s’assurer de l’avancée rapide de la situation. »
« D’après l’expert judiciaire, ça va passer par une déconstruction » a fait valoir le maire au micro d’ICI Normandie. « Ce sont des immeubles anciens, il y a eu des travaux, de l’usure, de la vétusté. Aujourd’hui malheureusement la situation nous échappe », a-t-il ajouté.
