Ils avaient conditionné leur retour dans le prétoire de la cour d’assises à celui de l’enquêtrice de la brigade criminelle qui, le 25 mars avait quitté le palais de justice d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) sans achever sa déposition, ni prévenir quiconque.
Au procès des dirigeants présumés de la DZ Mafia, le rendez-vous a été tenu par tous, jeudi 2 avril. Seul dans le box lors des deux précédentes audiences, Amine Oualane, alias « Mamine », a été rejoint par ses quatre coaccusés tandis que le banc de la défense s’est repeuplé de la dizaine de robes noires qui l’avaient quitté après le refus de la cour de suspendre les débats jusqu’à la fin de l’arrêt de travail de l’enquêtrice. Et cette dernière a retrouvé sa place de témoin, cette fois en visioconférence. « Je suis désolée, je n’étais plus en état de témoigner », s’est-elle excusée.
Huit heures durant, cette capitaine de police a, cette fois-ci, tenu bon, même bousculée par les questions d’une défense soucieuse de souligner les « failles béantes » des investigations, « une enquête chaotique » ou de « faire voler en éclats la téléphonie ». La défense a aussi ciblé « Tatoo » le repenti, à savoir Driss Oualane. Cet homonyme de l’accusé et narcotrafiquant marseillais, qui nourrit l’accusation, a multiplié les confessions auprès de la police judiciaire et des juges.
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