Un Franco-Libanais dépose plainte en France pour crime de guerre contre l’armée israélienne

Le 26 novembre 2024, à 17 h 30, un immeuble de douze étages est ciblé par un missile attribué à Israël dans le quartier résidentiel de Noueiri, au centre de la capitale libanaise, Beyrouth. Le bombardement a entièrement détruit les appartements situés aux 7e, 8e et 9e étages. Parmi les victimes du 9e étage, Mahmoud Naim Cherri, 87 ans, Nadira Hayek, 77 ans, ainsi que leur employée de maison, Birki Negesa : ce sont les parents de l’artiste franco-libanais Ali Cherri, 50 ans, plasticien et cinéaste reconnu. Un cessez-le-feu entre en vigueur la nuit suivante, à 4 heures.

Ali Cherri, soutenu et accompagné par la Fédération internationale des droits humains (FIDH), a déposé, jeudi 2 avril, une plainte avec constitution de partie civile auprès du pôle crimes contre l’humanité du tribunal judiciaire de Paris. Cette plainte contre X, dénonce le bombardement d’un bien à caractère civil, qui pourrait constituer un crime de guerre en droit pénal français : l’artiste est en effet propriétaire de l’appartement bombardé dans lequel ses parents sont décédés.

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