Les deux visages d’un chef syrien de Daech, tué dans un raid de la coalition : le récit de l’envoyée spéciale du Figaro

REPORTAGE – Pour les habitants de Jarjisa, Abdoul Qadir Fatrawi, tué dans un raid américano-irakien en septembre, préférait les blagues aux prières à la mosquée. Pour la coalition internationale antidjihadiste, « Abdoul Rahman al-Halabi » était responsable des opérations extérieures de l’EI en Syrie.

Que se passe-t-il après que des soldats armés et cagoulés descendent en rappel depuis leurs hélicoptères sur les toits d’un village, obligent les femmes d’une famille à se dévêtir devant un groupe d’hommes, et tuent dans leur salon l’un des fils, soupçonné – apprendront-ils dans la presse – d’être l’un des principaux cadres de Daech dans le pays ? Abdoul Qadir Fatrawi avait environ 26 ans. Il venait de rentrer chez ses parents un an plus tôt, après une décennie au Liban et un passage dans les geôles de Beyrouth puis du régime Assad. Dix années loin des siens rendent impossible, pour eux, d’affirmer qui était devenu ce jeune homme au sourire timide, qui passait ses journées avec sa petite-nièce, mais aussi à échanger des messages avec d’anciens codétenus.

Peu importe. Car la seule certitude de la famille Fatrawi et des gens du village, c’est qu’il ne posait, cette nuit du 19 septembre 2025, aucun danger pour les militaires qui ont fait irruption dans la maison de ses parents. Depuis…

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