DÉCRYPTAGE – La milice chiite, qui répond aux ordres de Téhéran en s’opposant à l’envahisseur israélien, est souvent qualifiée de « traître », mais elle incarne la « résistance » aux yeux de ses supporteurs.
Niché à Maarab, dans un complexe ultra-sécurisé du Kesrouan, à une dizaine de minutes du siège du patriarcat maronite, loin des bombardements israéliens qui ciblent surtout les régions majoritairement chiites du Liban, le siège des Forces libanaises accueillait samedi sa troisième grande réunion des « forces libres et souverainistes ». L’appellation désigne toutes les sensibilités politiques et confessionnelles qui ont comme point commun une opposition frontale au Hezbollah. Sous la houlette de Samir Geagea, chef du principal parti chrétien, quelque 250 personnalités, y compris des députés et quatre ministres en exercice, ont planché sur une feuille de route pour « sauver le Liban ».
Alors que l’armée israélienne poursuit son objectif d’appropriation du sud du pays, pour y créer une « zone tampon », et que ses bombardements ont provoqué le déplacement forcé de plus d’un million de personnes et fait plus de 1 189 morts, le nom d’Israël n’est pas prononcé dans le communiqué final. Il…

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