Plusieurs centrales syndicales majeures (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, Unsa et FSU) ont annoncé lundi leur soutien à la candidature de Claire Thoury à la présidence du Conseil économique, social et environnemental (Cese), dont l’élection est programmée le 20 mai prochain.
Instance consultative de la République, le Cese regroupe 175 conseillers, représentant les salariés (52), les entreprises (52), la vie associative (45) et la défense de l’environnement (26). Claire Thoury, présidente du Mouvement associatif et conseillère du Cese, pourrait affronter Dominique Carlac’h, ancienne vice-présidente du Medef, pour succéder à Thierry Beaudet, ex-président de la Mutualité française.
Dans un communiqué commun, les syndicats rappellent le rôle stratégique de l’institution : « Dans un moment où les crises se succèdent et où les fondements de nos démocraties sont mis à l’épreuve, le Cese a plus que jamais un rôle à jouer : éclairer les décisions publiques, amplifier la voix de la société civile et faire entendre le poids de ce que nos organisations construisent chaque jour sur le terrain. »
Ils insistent sur le potentiel de transformation de cette instance : « Le Cese peut être bien davantage qu’une chambre consultative : un espace où la société civile organisée, dans toute sa diversité, contribue réellement à tracer des chemins pour le pays. » Et concluent : « Nous nous reconnaissons dans la candidature de Claire Thoury parce qu’elle incarne cette démarche. » Les syndicats soulignent également l’expérience de Claire Thoury au sein du Cese : « Elle en connaît en profondeur le fonctionnement » ainsi que ses interlocuteurs, et appellent « l’ensemble des membres du Cese à soutenir sa candidature ».
Son projet pour l’institution s’inscrit dans une volonté de renforcement : rendre le Cese « robuste par lui-même, politiquement et financièrement », alors qu’un rapport parlementaire l’été dernier avait critiqué le « trop faible investissement de ses membres » et la rareté de ses publications. Face à ces critiques, près de 70 dirigeants syndicaux, patronaux et associatifs avaient rappelé l’importance du Cese pour le dialogue et la recherche de compromis, tout en soulignant son coût modeste : « à peine 0,006 % du budget de l’Etat ».

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