Au cours de ma carrière, j’ai connu deux compétitions internationales. La Coupe du monde 2018 est évidemment la première à laquelle on pense. À l’époque, je faisais partie du groupe depuis quelque temps. Pour autant, le danger aurait été de penser au Mondial avant l’heure. J’étais resté très focus sur l’Olympique lyonnais, la fin de saison et mes performances. Je savais par ailleurs que j’avais la possibilité de quitter Lyon en fin de saison. Je devais être bon.
Si on a l’habitude d’être dans la liste des joueurs sélectionnés, on peut être tenté de faire un peu plus attention à son corps ; mais c’est la pire des choses à faire. Réaliser une saison complète, c’est la preuve que l’on est physiquement prêt et que notre cerveau est disposé à enchaîner les matchs.
Les joueurs ont des fins de saison avec de grosses échéances en club, notamment en Coupe d’Europe. On a cette impatience de jouer un Euro ou une Coupe du monde. Beaucoup de choses se bousculent alors dans notre tête, mais il ne faut pas brûler les étapes. Avec le recul, je me dis que cette pression est une chance. On joue les meilleurs matchs en club avant d’être appelé en sélection.
En 2016, pour l’Euro en France, la situation était différente car je n’étais pas spécialement attendu dans la liste. Je ne comptais alors aucune sélection. Il y avait une liste élargie avec huit réservistes. Je faisais partie de ces joueurs susceptibles d’être appelés.
Une fois que tu es dans la liste, c’est le prochain objectif des joueurs : être titulaire.

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