Trois jours avant le second tour des élections municipales, ils se concentrent déjà sur l’échéance suivante. Jeudi 19 mars, Maud Bregeon, la porte-parole du gouvernement, Vincent Jeanbrun, Jean-Didier Berger et Mathieu Lefèvre, ses collègues au sein de l’équipe Lecornu, Antoine Vermorel-Marques, Michèle Tabarot et Jean-Louis Thiériot, tous les trois députés LR, Charles Rodwell et Florent Boudié, qui siègent à l’Assemblée nationale sous l’étiquette Renaissance, partagent une conférence téléphonique. Ensemble, ils ont travaillé depuis des semaines sur un projet de tribune où ils plaident pour qu’il n’y ait qu’un seul candidat issu de la droite et du centre sur la ligne de départ de la prochaine présidentielle.
Pour eux, il est désormais temps de finaliser et de rendre public cet appel. Au terme de leurs échanges, chacun s’engage à contacter durant le week-end d’autres élus avec lesquels il a des affinités particulières pour leur proposer de le signer.
Dans la boucle
Le 16 décembre, la plupart d’entre eux s’étaient déjà retrouvés à la table de Maud Bregeon. Dans cette opération, la porte-parole du gouvernement aura joué un rôle central. Durant l’automne, elle a tiré une conclusion de tous les échanges qu’elle a eus avec les ministres, députés ou sénateurs Renaissance, LR, Horizons et MoDem qu’elle a croisés : tous, quelle que soit leur étiquette, estiment qu’il ne faudra, en 2027, qu’un seul candidat au nom de ces quatre partis. C’est à leurs yeux un impératif pour qu’un représentant de leur espace politique commun ait une chance de se qualifier au second tour.
Pour sa part, Maud Bregeon en est également intimement persuadée. Mais comment réussir à imposer cette nécessité alors que les prétendants à la compétition présidentielle ne cessent de se multiplier, d’Édouard Philippe à Gabriel Attal en passant par Gérald Darmanin, Bruno Retailleau, Xavier Bertrand ou Michel Barnier ? Comment éviter la cacophonie puis la catastrophe et susciter une dynamique unitaire ?

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