La guerre au Moyen-Orient fait craindre une situation similaire à 2022 aux Français. La confiance des ménages s’est repliée “légèrement” en mars, selon le baromètre mensuel de l’Insee, qui avance “un contexte de vives tensions géopolitiques”.
Dans le détail, l’indice pointe désormais à 89 et s’éloigne de sa moyenne de longue période (1987 à 2025) de 100. L’institution le justifie par le fait que la part des ménages estimant que les prix vont accélérer au cours des douze prochains mois augmente très fortement pour retrouver un niveau plus atteint depuis septembre 2022 et la guerre en Ukraine.
Outre les prix à la pompe, toujours au-dessus de 2 euros le litre, l’enlisement du conflit commence à faire craindre une inflation globale. L’interruption de la production d’engrais dans la région, qui représente 30% des exportations du secteur, inquiète par exemple les agriculteurs à l’approche des semis de printemps.
Des prévisions de croissance revues à la baisse
La confiance des ménages, toujours loin de sa moyenne historique, était pourtant repartie à la hausse ces derniers mois. Ils n’avaient par exemple jamais autant pensé à épargner à l’arrivée de 2026, signe qu’ils avaient confiance en l’avenir et la situation économique globale.
Mais le conflit et ses répercussions, que Roland Lescure regrette d’avoir appelé “choc pétrolier”, ont inversé la tendance, avec la crainte d’un retour à l’inflation de 2022. Surtout que les prévisions de croissance de la Banque de France ont été révisées depuis le début du conflit. Elle a notamment baissé d’un point l’objectif de croissance (à 0,9%) dans son meilleur scénario, alors qu’elle imagine une croissance presque à l’arrêt (0,3%) et un baril à 145 dollars si le conflit s’éternisait.
