La Banque centrale européenne dispose de différentes options pour réagir au choc énergétique lié à la guerre en Iran, des mesures qui seront adaptées en fonction de son ampleur et sa durée, a assuré mercredi sa présidente, Christine Lagarde.
La BCE ne sera pas “paralysée par l’hésitation” et dispose d’un “éventail gradué d’options de réponse” en termes de politique monétaire, a déclaré Christine Lagarde, sans préciser toutefois lesquelles.
La guerre au Moyen-Orient provoque “un nouveau choc pétrolier” qui risque de peser sur la croissance économique de la France, affirmait la veille le ministre français de l’Économie et des Finances, Roland Lescurr. “C’est un choc pétrolier. On en a connu une dizaine depuis 50 ans”, a déclaré Roland Lescure devant la commission des Finances de l’Assemblée nationale. “L’hypothèse d’une crise passagère, dont les conséquences économiques s’effaceraient avec la fin des bombardements, n’est malheureusement désormais plus d’actualité”, avait-il avancé.
Trump évoque des “négociations”
Donald Trump s’est montré optimiste mardi sur les chances de parvenir à un accord avec l’Iran. “Nous sommes en négociations” et l’Iran a offert aux États-Unis “un très gros cadeau” lié aux hydrocarbures, “l’équivalent de beaucoup d’argent”, a déclaré le président américain sans donner de précisions. Plusieurs médias américains et israéliens avancent que l’administration Trump a transmis un plan de paix en 15 points à l’Iran par l’entremise du Pakistan, en bons termes avec les deux parties. L’un d’eux exige que le détroit d’Ormuz reste ouvert à la navigation maritime.
