Municipales : pourquoi il faut se méfier des leçons trop rapides pour la présidentielle

18 mars 2001. Ce soir-là, Paris est une fête. Après 24 ans d’opposition, la capitale bascule à gauche. Bertrand Delanoë a gagné. Dans l’euphorie de la victoire, des milliers de socialistes, réunis jusqu’à deux heures du matin sur le parvis de l’Hôtel de Ville, scandent : “Donnez-nous les clés !” Ivres de joie, ils pensaient alors que ces mêmes clés déverrouilleraient, un an plus tard, la serrure du Palais de l’Elysée. Imprudents, ou simplement aveuglés par cette prise de guerre, des caciques du Parti socialiste partageaient ce raisonnement. Il n’en a rien été. En 2002, le PS ne se qualifiait pas au second tour de l’élection présidentielle, que Jacques Chirac remportait aisément.

Paris n’est pas la France ; en 2026, en France, le Rassemblement national ne pèse pas 1,6 % du corps électoral – c’est le score du candidat RN Thierry Mariani à Paris. Quelques jours avant le premier tour, dimanche 15 mars, une députée écologiste invitait ses camarades socialistes à méditer cette leçon : gare à ne pas se voir plus gros qu’on ne l’est vraiment… Et ne vous moquez pas, camarades insoumis, cela vaut aussi pour vous, prévenait-elle. Cela vaut pour tout le monde, d’ailleurs. Les Verts en savent quelque chose. Après la vague de 2020, Yannick Jadot n’a pas passé la barre des 5 % à la présidentielle.

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Qu’annonce le cru 2026 ? Une poussée des insoumis ou, au contraire, la malédiction de s’allier avec eux ? Une progression du RN ou la persistance d’un plafond de verre ?Des signes encourageants d’implantation territoriale pour le PS et LR ou l’absence d’une dynamique nationale ?

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